Passage de dossier - Episode 2 - Jeudi 28 mai 2026
Debrief
Les sujets de "contentieux". Impression qu'il y en a bcp. Non 5 ou 6 en stock, je vois que tous ceux en cours se sont réveillés avec l'entrée en piste du nouveau VP. Ma recommandation : Bois scolité : trouvé un compromis, admettre qu'il y a deux lignes réglementaire incompatibles, plutôt privilégier la gestion du bois. La Buissière : SU en cours, la laisser aller à son terme, ne pas céder.
Le ton des courriers. effectivement gros travail à faire mais est-il possible ? Le travail que j'ai tenté sur les courriers type n'a pas abouti. Proposer une formation sur l'expression écrite. Pb de la multiplicité des canaux Appel tel, SMS, email courrier postal, ...
Texte d'introduction
Lors de la première réunion de passage de dossier, nous nous sommes concentrés sur le thème de la gouvernance. Sous avons bien débrouillé la question du positionnement du SYMBHI à côté des de deux EPCIs. Les deux VP ont de plus exprimé deux points d'insistance :
- Importance de l'implication des usagers (c'est aussi une exigence forte de l'ADE)
- Eviter les redondances dans les études et aller le plus efficacement possible vers un plan d'action compte tenu de l'urgence climatique et malgré la fin de mandat proche.
Le premier point ne présente pas de difficultés, une partie de la solution se trouvera dans la composition des collèges.
Concernant le second, dont je suis à l'origine, je pense que la démarche suivie pour élaborer notre observatoire est complètement transposable et j'ai déjà largement argumenté l'intérêt qu'il y aurait à migrer l'observatoire dans le cadre du PTGE, ce qui le mettrait au bon niveau de territoire compte tenu des flux entre les deux EPCIs.
L'observatoire comporte un volet documentaire et un volet data.
Sur le volet documentaire, j'ai insisté pour que l'on s'appuie sur les nombreuses études existantes et que l'on ne fasse de nouvelles études que pour compléter les connaissance manquantes (voire mettre à jour des études un peu trop datées). Le service a commencé à collecter les siennes, j'ai partagé ma propre bibliographie. Il y a eu une difficulté au sujet des études issues de ClimSnow, dont les rapports sont annoncés comme confidentiels. Ceci envoie le message que l'on a quelque chose à cacher et il est difficile d'admettre que des études financées par l'argent public ne soient disponible pour le public. L'argument du service indiquant que les documents sont difficiles à comprendre et réservés à des sachants porte un jugement de valeur négatif sur les lecteurs potentiels. J'ai réussi à obtenir ces documents dans les tout derniers jours avant la fin du mandat, je ne les ai pas encore transmis au PTGE. Il y a en cours, maintenant une étude ClimEau qui devrait se faire en transversalité, les service m'a indiqué avoir été impliqué dans la rédaction du cahier des charges pour le recrutement d'un BE, je n'ai pas eu de réunion sur le sujet.
Sur le volet data, j'ai été le plus loin possible pour faire migrer notre observatoire dans le PTGE. J'ai eu des retours positifs mais toujours informels, il faudrait faire prendre une décision formelle qui se traduirait dans un poste du budget pour financer les travaux de TerriStory. Cela devrait/pourrait de faire en lien avec la toile de l'eau du projet POPSU qui a produit lui aussi un grand diagramme de Sankey, mais qui présente des limitations ( dont on reparlera) qui seraient facilement dépassées en migrant sur l'outil TerriStory.
L'observatoire
L'observatoire dont j'ai pris l'initiative était motivé par le mouvement de protestation "Stop Micro" mais aussi par le besoin de monter en maturité en matière de traitement de données. Juste dans l'idée qu'il faut mesurer pour bien décider.
Encore aujourd'hui le seul guide de production de données est le réglementaire, il n'y a quasiment pas de statistique qui soit produite pour les besoins du service et non parce qu'un règlement l'exige (RPQS principalement).
Lors du lancement de l'observatoire, nous pensions pouvoir disposer d'un chargé de mission au moins à temps partiel. Cela ne s'est pas produit du fait des difficultés pour mobiliser le monde académique et de la conjoncture. De plus l'émergence d'un projet de PTGE à la demande de la DDT en lien avec le plan eau du gouvernement a créé une confusion, dilué les ressources et l'idée que l'observatoire était moins nécessaire a dominé, d'autant plus que le sujet eau a baissé en importance dans le mouvement Stop Micro (démonstration a été faite qu'il n'y a pas vraiment de sujet quantité).
J'ai quand même essayé de faire vivre l'observatoire avec de faibles moyens, en m'appuyant sur un partenariat avec AURA-EE, dont la solution TerriStory me semblait constituer une fondation intéressante[1]. Créée comme outil de support au suivi des plans d'action des PCAET, l'ajout de la thématique eau était assez simple et attendue par d'autres collectivités. Pour être progressif et porter aussi l'objectif de faire monter le service en maturité sur la data, j'ai orienté les premiers développements sur les indicateurs réglementaires.
Résultats obtenus
Une première version de l'observatoire a été mise en ligne le 1° février 2026, sur un périmètre qui couvre la plupart des indicateurs qui a produire dans le RPQS.
Une expérimentation a été faite sur les diagrammes d'Analyse des Flux de Matière, connus sous le nom de diagrammes de Sankey. Les premiers résultats sont plus qu'encourageants. (voir diapos jointes)
Annexe : Une réflexion sur le positionnement de l'IA.
L'IA est un moment dans l'histoire de la discipline qui a commencé dans les années 80 avec les travaux de structuration des données qui s'est traduit par la généralisation des bases de données relationnelles (SGBD [2]) (voir SAP ou sales force et autres ERP [3] mais aussi la foultitude de développements PHP+MySQL). Par la suite des solutions d'analyse des données se sont développées [4]et ont vu émerger le métier de data scientist. On disait qu'il fallait "faire parler les données", ça a été la grande époque des outils de BI (Business Intelligence). Dans le même temps, les solutions basée sur le Web ont produit quantités de données non structurée et fait émerger le besoin d'analyse conjointe avec les données structurées des bases de données.
Ce qui précède concerne plutôt le monde de la gestion, mais le domaine technique a suivi une évolution semblable avec les solutions de supervision technique et de gestion de production.
C'est dans ce continuum qu’apparaît l'IA et je pense que l'on ne peut en faire bon usage que dans un parcours d'acquisition de connaissances, de compétences et de pratiques dans les domaines précédents.
Or comme tu l'as constaté dès ton premier entretien avec le Directeur, le service des eaux n'a pas encore la maturité sur la thématique de la data.
Notes
- ↑ Je rappelle les qualités qui m'ont fait préférer cet outil :
- Il existe déjà, nous n'avons pas à recréer une nouvelle solution.
- Les utilisateurs (les services et le public) du PCAET retrouvent un environnement familier.
- Les visualisations sont publiques.
- Les jeux de données peuvent être exportés par des utilisateurs (avertis) qui souhaitent faire leur propres analyses.
- Le travail se fait prioritairement sur les données de l’open data.
- La solution est sous licence libre
- ↑ ) Système de Gestion de Bases de Données.
- ↑ Enterpise Ressource Planning, nom générique des solutions intégrées d’entreprises dont SAP est l’archétype.
- ↑ Apparition des bases de données dites OLAP (On Line Analytical Processing et des outils d'ETL (Extract Transform and Load) pour charger les données de production et de gestion depuis un SGBD vers un outil OLAP.